samedi 11 août 2007

Relation durable

Aujourd'hui, il s'est déjà passé six mois depuis mon premier "je t'aime"... Les six plus beaux mois de mon existance, dois-je humblement avouer.

J'avais envie d'écrire ici... -- argh, si ma dinde de voisine peut arrêter de glousser et s'étouffer avec son verre de vin, je pourrai alors me remettre dans l'ambiance...

Cinq minutes plus tard... la paix, enfin !

Me revoilà. J'écrivais donc que j'avais envie d'élaborer un peu sur les relations amoureuses. La mienne étant au beau fixe, je me suis interrogée cet après-midi sur les "ingrédients" nécessaires à une vie de couple heureuse et durable.

D'abord, je dois dire qu'il faut un(e) partenaire idéal(e). Non pas un(e) partenaire parfait(e), mais un(e) partenaire qui nous convient à tous points de vue dans notre plus totale imperfection. Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un qui prendra tout en main pour assurer notre bonheur, notre satisfaction et notre sécurité, mais plutôt de quelqu'un qui nous complète par ses différences, qui nous amène à la réflexion et à l'expression de nos propres sentiments en nous laissant la pleine responsabilité d'être heureux avec soi autant qu'au sein du couple.

Bien entendu, il faut aimer... Si à la base, l'amour est absent, on ne peut parler de relation amoureuse. Il faut aimer fondammentalement ce que l'autre représente, physiquement, mentalement et émotionnellement. Il ne s'agit pas d'aimer l'autre dans son intégralité... il peut avoir des défauts, des habitudes, des faiblesses qui nous déplaisent ou qui ne nous conviennent pas, mais ces désagréments doivent être vus comme des accessoires ou des caractéristiques secondaires.

Je crois que l’amour implique toujours une part d’estime, une évaluation positive de la qualité de l’autre. Des valeurs similaires feront en sorte que l'estime de l'autre sera plus grand parce qu'on se reconnaîtra dans ses décisions, ses gestes et ses paroles.

Finalement, la complicité ne se commande pas et on ne peut la demander; elle existe ou n’existe pas. Il s’agit d’une entente profonde basée sur le partage de valeurs, de vision de la vie et de bon nombre de besoins communs. Elle prend la forme d’une connivence qui pousse chacun à s’associer facilement à l’autre et à lui apporter spontanément son support dans la recherche de satisfaction et la poursuite de ses objectifs principaux.

Je terminerai en mentionnant que tout comme une plante ou un animal de compagnie, une relation amoureuse doit être entretenue chaque jour. On doit donner du temps, on doit en prendre soin et s'occuper d'elle, sinon elle dérive sans qu'on s'en rende trop compte.

Et lorsqu'on le réalise... il est souvent trop tard...

vendredi 10 août 2007

Il fallait bien en parler...

Oui. Il fallait bien en parler pour que ça m’arrive. Je ne me suis pas couchée tard outre mesure hier soir. Après avoir pratiqué un peu ma technique de basse, fait quelques tâches ménagères et embrassé mes tous petits, je m’installe donc dans mon lit pour la nuit.

J’ai passé une nuit relativement sereine et réparatrice. Mon cadran sonne à 6h pile. Même si je commence à travailler seulement à 8h30, j’aime avoir la chance de paresser un peu au lit le matin. Je déteste par-dessus tout me lever et être stressée de me préparer pour me rendre au bureau parce que je manque de temps.

Il n’y a rien de plus merveilleux que de se réveiller tranquillement et de pouvoir se dire qu’il nous reste plus d’une heure avant de se lever.

D’ordinaire, je reste au lit jusqu’à 7h15, 7h30 en écoutant distraitement les bulletins de nouvelles et la musique à la radio. Je me réveille lentement, profitant de ces quelques instants de relaxation avant d’entreprendre ma journée de travail.

Ce matin, par contre, le cadran sonne, comme d’habitude à 6h. Étant habituée, j’y porte plus ou moins attention et je me rendors aussitôt, la musique toujours en marche. Je me réveille brusquement et je fixe intensément mon cadran !

Oh là là, je me lève en rapidement, je me dirige à la salle de bain et fais ma toilette. Je me lave et sèche les cheveux d’une main, de l’autre main, je remplis les bols de nourriture de mes chats. Je m’habille en toute vitesse.

Je déteste être en retard.

Une fois tout ça terminé, je me dirige à la cuisine pour avaler d’une bouchée un muffin et boire un verre de jus. En plaçant mon assiette au four micro-onde pour réchauffer mon muffin, je vois l’heure : 6h45.

Arghhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!

J’ai déjà été victime du temps ainsi dans mon adolescence où vers 4h ou 5h am, je me levais en pensant que j’étais en retard et je réveillais toute la famille en faisant couler mon bain. Mais ça ne m’était pas arrivé depuis belle lurette.

Il fallait bien en parler mercredi pour que ça m’arrive après tant d’années de sursit...

jeudi 9 août 2007

Dossier clos !

Après avoir analysé de long en large ma problématique et suivi passablement bien la thérapie que je m’étais moi-même imposée, je suis en mesure d’affirmer qu’aujourd’hui, je suis probablement guérie de ma phobie des orignaux !

J’ai constaté une diminution notable des symptômes associés que j’avais énumérés, dans un texte précédent. On mentionne que « la durée des symptômes est variable avec une guérison complète survenant en trois mois dans environ la moitié des cas. »

Finalement, je suis bien contente parce que ce n’était pas du tout agréable de ressentir toutes ces émotions négatives et de ne pouvoir rien faire pour contrôler leur présence et les faire disparaître… Pour faire une analogie, disons que c’est un peu comme un orignal sur la route la nuit, ébloui par les phares des véhicules, immobile, figé…incapable de bouger.

Je pense donc que je clos ainsi le chapitre de mon trouble de stress post-traumatique. En espérant, bien évidemment, ne plus jamais ressentir une telle crainte irrationnelle.

Un signe du destin

En revenant chez moi hier soir, j’étais quelque peu songeuse. Je repensais à la belle soirée passée ensemble. Je roulais tranquillement, une musique douce à la radio, un peu perdue dans mes pensées. Tout était noir, il n’y avait pas beaucoup de voitures qui roulaient dans le même sens que moi. Pas beaucoup non plus qui roulaient dans le sens contraire.

Soudain, je me lève la tête et j’aperçois une étoile filante juste dans le ciel devant moi. Ça s’est déroulé en une fraction de seconde, que dis-je, en une fraction d’une fraction de seconde.

C’est vraiment tout un hasard que j’aie regardé dans le ciel au moment précis où elle se décidait à passer. J’ai porté attention quelques minutes dans l’espoir d’en voir apparaître une deuxième.

Mais non. Plus rien.

C’était un bref instant dans l’univers : elle se décide à traverser le ciel et moi j’ai regardé à cet instant précis. Je me demande combien de personne on pu la voir. Peut être des dizaines, peut être des centaines, peut être aussi… aucune autre que moi…

Pouvez-vous imaginer une seule seconde quelles sont les chances qu’une telle coïncidence se produise. De regarder exactement au moment où un événement aussi bref se produise. C’est peut être un signe. Une chance inespérée de voir un de mes souhaits se réaliser.

Bref, je n’ai pas hésité une seule seconde et, à cet instant, comme le veut la légende, j’ai fait un vœu… un vœu très cher pour moi et qui me tient à cœur depuis quelques mois déjà…

Je ne vous dirai pas de quoi il s’agit parce qu’il risque de ne jamais se réaliser… mais une chose est manifeste, je serai la plus heureuse des femmes de savoir que ce vœu se réalisera tel que je le souhaite…

Service exemplaire ?

Loin de moi l’idée de vouloir être grincheuse en cette matinée. C’est peut être le peu d’heure de sommeil que j’ai eu, peut être la journée fort occupée d’hier, le traffic, la chaleur et l’humidité, mais hier soir, j’ai eu droit à un des pires services reçus dans un restaurant depuis fort longtemps.

Je vais taire le nom du restaurant car ce n’est pas le but de mon blog de faire de la mauvaise publicité pour quelconque commerce. Mais je vous raconte l’histoire.

C’est vrai que j’ai un peu fait attendre la serveuse parce que je ne savais pas vraiment ce que j’avais envie de manger. Dans un restaurant libanais, j’aurais tout de suite arrêté mon choix sur une assiette combo (miam !), mais hier je ne savais pas trop.

Par contre, ce n’est pas une raison pour nous faire patienter pendant plus d’une heure avant d’avoir notre assiette. Bref, il y avait eu une erreur sur l’un des plats. À mon avis, on aurait pu nous prévenir beaucoup plus tôt du délai. Sans me tromper, je pense qu’on nous en a informé près d’une heure plus tard.

Évidemment, quand la nourriture est arrivé, les plats étaient trop cuits, secs et froids, probablement laissés sur un réchaud pendant qu’on refaisait le plat erroné.

Après le repas, on reçoit les factures et on attend pour le paiement. La serveuse doit être passée au moins quinze fois devant nous sans même nous jeter un regard. Elle desservait des assiettes… Je ne sais pas si on avait voulu sortir sans payer, aurait-on été autant ignoré ? Bonne question !

D’ordinaire, je suis une fille très patiente, mais hier c’en était trop. Nous avions amplement le temps de souper avec deux heures d’avance, mais la lenteur du service, nous avons trouvé le moyen d’arriver en retard au spectacle.

C’était la dernière fois de ma vie que je me pointais dans ce restaurant !

dimanche 5 août 2007

Toute une chance...

Je me surprends toujours à écrire des hommages à l'amour que je te porte, ici, sur ce blog.

Vendredi dernier, nous avons été souper avec des amis à toi et ça m'a fait grand plaisir de rencontrer les gens qui t'entourent, d'apprendre à les connaître et à les côtoyer.

Je dois avouer, à mon plus grand étonnement, que je me suis sentie tout de suite très bien avec chacun d'eux. Habituellement, je suis de nature un peu plus sauvage. J'ai besoin qu'on m'apprivoise un peu, autant en amitié qu'en amour. Mais ce soir-là, j'ai tout de suite senti que de mon côté, j'aimerais beaucoup ces amis qui font partie de ta vie.

J'ai passé une partie de la soirée à te regarder de l'autre côté de la table. Je regardais tes yeux briller, ton sourire sincère, les traits de ton visage, concentrés, alors que tu suivais la conversation.

J'aurais tellement voulu te serrer contre moi. Tu étais proche, juste en face de moi, mais en même temps, tu étais loin. Je ne pouvais pas t'atteindre. Un peu comme si tu avais été derrière une vitrine et moi, de l'autre côté.

J'aurais tellement voulu t'embrasser. Je te regardais et dans ma tête, tout ce qui raisonnait était : "et moi je partage ma vie avec cette personne... quelle chance je peux avoir !" Je me sentais le coeur en feu, j'aurais voulu crier au monde entier l'amour que je ressens pour toi.

Je sais que tu n'aimes pas les vagues, ni l'attention portée sur toi à ce sujet. Mais ici, par contre, je peux crier haut et fort à toute la communauté virtuelle à quel point je t'aime...

Le jour de la marmotte...

J'ai vécu une expérience troublante un peu plus tôt cet après-midi.

Avez-vous déjà regardé le film le jour de la marmotte avec Bill Murray? Vous savez, l'histoire du gars qui vit et revit sans cesse le même jour.

Je me suis étendue cet après-midi avec Toi et je me suis assoupie. J'ai fait un rêve bizarre... le genre de rêve qu'on fait en sachant très bien qu'on est en train de rêver, mais qu'une force inexplicable nous empêche de nous réveiller.

Je vous raconte.

J'étais sur l'autoroute, avec toi à mes côtés en direction de... Laval (?!?). Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n'arrivais pas à ouvrir les yeux. C'est comme s'ils étaient collés. Je roulais, 100-110 km/h les yeux fermés et j'avais beau me concentrer pour essayer de les ouvrir, je n'y parvenais tout simplement pas.

La panique me gagnait... pas seulement dans mon rêve, mais physiologiquement parlant également. Mon rythme cardiaque s'accélèrait, je contractais tous mes muscules. Je ne pouvais ni m'arrêter, ni me ranger sur le côté, ni ouvrir les yeux. Tout ce que je pouvais faire était de rouler droit devant moi... La crainte d'avoir un accident me gagnait... Est-ce que j'étais dans la bonne voie, est-ce que j'avais quelqu'un derrière moi, est-ce qu'on me doublait, est-ce que quelqu'un freinerait brusquement... Quelle angoisse !

J'étais consciente que ce n'était qu'un rêve et j'essayais de me parler, je ne voulais pas me réveiller en sursaut (je déteste sursauter), mais je n'avais aucun contrôle et brusquement, je me réveillais, en sursautant, le coeur qui battait à tout rompre et toute crispée.

Étant donné que tu dormais près de moi, je m'empressais de te raconter mon rêve en t'expliquant en détail la situation. Mais alors, aussitôt que je commençais à raconter, ça me replongeait dans le même rêve, à la même place, sur le même autoroute et je revivais une deuxième fois le rêve... Je ne m'étais donc pas réveillée vraiment la première fois et je rêvais que je te racontais le tout.

Le même manège, les mêmes sensations recommencèrent alors une deuxième fois, jusqu'à ce que je me réveille brusquement et là encore, je te racontais mon rêve en pensant, à tort, être réveillée. Je replongeais dans l'enfer de cet autoroute infini.

La troisième fois, étant donnée que j'étais consciente que j'étais en train de rêver, je me suis dit que j'allais me lever avant de te raconter mon rêve. Si je me lève, forcément je vais être réveillée. Alors vient l'instant où je sursaute et je me lève, je marche un peu, je me recouche en me collant sur toi afin de te raconter le tout et je resombre, une quatrième fois dans le rêve...

J'étais prisonnière de ce rêve en boucle qui jouait et rejouait la même scène inlassablement. Moi, je subissais, impuissante, le défilement des évènements un peu à la manière de l'acteur dans le film. J'avais toujours ces sensations de stress et de peur extrême comme si ça m'arrivait pour vrai.

J'ai dû refaire le même rêve au moins une dizaine de fois avant de me réveiller, cette fois-ci, pour vrai. Quelle manière horrible de rêver...

Si au moins j'avais pu choisir mon rêve. J'aurais fait celui où je m'éveille chaque matin dans tes bras, aux premières lueurs du jour, dans notre petit coin de paradis juste à nous et là, je pense que jamais plus je n'aurais voulu m'éveiller...